La quatrième semaine d’affaires russe était organisée entre le 24 et 30 mai à Alger. Cet événement s’est déroulé avec le soutien de la Chambre de commerce et d’industrie de Russie.
La délégation russe a effectué des présentations des sociétés spécialisées dans l’exportation, qui sont déjà présentes en Algérie et souhaitent étendre leur présence sur le marché de ce pays. Les délégations de plusieurs régions russes ont également visité les villes d’Annaba et d’Alger.
Une vingtaine d’entreprises russes, spécialisées notamment dans la construction mécanique, l’énergie et le secteur nucléaire ont participé à cette semaine d’affaires russe. Cela fait quatre ans que le Conseil d’affaires russo-arabe (Russian-Arab Business Council) réunit les entrepreneurs des deux pays pour qu’ils aient la possibilité de présenter leur production, proposer leurs services et établir des relations de partenariat plus efficaces et plus élargies. Cette année, outre le forum d’affaires et les rencontres bilatérales, les entrepreneurs russes ont également pu prendre part à la Foire Internationale d’Alger (FIA- 2014), traditionnellement organisée dans ce pays chaque année. En tout, un millier d’entreprises originaires de 37 pays d’Europe, d’Asie et d’Afrique ont montré leur production à cette foire.
« Les entreprises russes présentaient les secteurs d’industrie qui intéressent leurs partenaires algériens », explique Oleg Popkov, chef du département du Conseil d’affaires russo-arabe. « Il est encore trop tôt d’évoquer des résultats définitifs de ces rencontres, mais après les présentations, effectuées dans le cadre du forum, les représentants des entreprises algériennes continuaient à poser à leurs homologues russes des questions sur l’activité de leurs entreprises. Des accords intermédiaires ont été atteints. L’étape suivante – c’est la discussion des conditions et la signature des accords ».
Au cours de ces dernières années, la Russie et l’Algérie ont souligné à plusieurs reprises que le niveau de développement des relations économiques et commerciales des deux pays est en décalage par rapport aux attentes des milieux d’affaires des deux côtés. L’année dernière, le commerce bilatéral entre la Russie et l’Algérie s’élevait à 1,6 milliard de dollars. Ce montant ne correspond manifestement pas au potentiel commercial et industriel des deux pays. Cependant, des changements positifs se sont avérés. On constate un élargissement de la coopération des deux pays dans le secteur de l’énergie. Un certain nombre de documents, notamment concernant l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques et pour l’exploration spatiale sont actuellement préparés à la signature.
« Les sociétés russes ont établi des contacts intéressants et utiles pendant cette semaine », dresse le bilan Oleg Popkov. « Des négociations entre le constructeur des wagons Uralvagonzavod et une société des construction des wagons à Annaba sont en cours. La délégation russe a visité les ateliers de construction des wagons et a pu voir la production qui sort de l’usine algérienne. Des réunions ont été organisées avec les deux plus grandes entreprises publiques d’Algérie – Sonatrach et Sonelgaz. Il ne s’agissait pas des réunions formelles avec les chefs des entreprises. Nos entrepreneurs qui se spécialisent dans le secteur énergétique, ont pu présenter leurs nouveaux produits, et ces produits ont intéressé les partenaires algériens. »
Un vaste programme de construction du logement et de mise au point de l’infrastructure a été élaboré en Algérie dernièrement. Et le côté algérien propose aux sociétés russes de mettre en place, clés en main et dans les plus brefs délais, une société de construction immobilière. Cela permettra de remplir le carnet des commandes de l’entreprise au moins pendant trois ans à venir. Le Conseil d’affaires russo-arabe est persuadé qu’il pourra trouver une telle société.
La ville d’Annaba accueillera la cinquième semaine d’affaires russe l’année prochaine. Pour les hommes d’affaires russes, Annaba – c’est une très belle ville et un port immense, abritant de nombreuses entreprises qui ont de quoi proposer aux sociétés russes.
Source : La Voix de la Russie