Les articles du New York Times sur l’Ukraine semblent incohérents. Il était question de gains et d’avancées :
Par Moon of Alabama
- Une avancée brutale, Village by Village (A Brutal Path Forward, Village by Village) – New York Times, 2 septembre 2023
- L’Ukraine a gagné du terrain mais il lui reste encore beaucoup à faire (Ukraine Has Gained Ground But It Has Much Further To Go) – New York Times, 20 septembre 2023
- Un pas de plus pour l’Ukraine : Des véhicules blindés franchissent certaines défenses russes (Another Step for Ukraine: Armored Vehicles Breach Some Russian Defenses)- New York Times, 22 septembre 2023
Une semaine plus tard, un autre titre est apparu :
Qui gagne du terrain en Ukraine ? Cette année, personne (Who’s Gaining Ground in Ukraine? This Year, No One. ) – New York Times, 29 septembre 2023
Ce titre est contredit par le contenu de l’article.
Comme le résume Antiwar :
Les forces russes ont gagné plus de territoire en Ukraine cette année que la partie ukrainienne, malgré la contre-offensive ukrainienne lancée en juin, a rapporté le New York Times jeudi.
Le rapport note qu’en dépit de neuf mois de combats acharnés en Ukraine, seulement 500 miles carrés de territoire ont changé de mains cette année. La Russie a gagné 331 miles carrés et l’Ukraine 143, soit une différence de 188 miles carrés, ce qui représente le gain net de territoire de la Russie depuis le début de l’année.
Contrairement à son titre, le service graphique du NYT l’admet.
La Russie mène une guerre d’usure :
Le Times cite Marina Miron, chercheuse postdoctorale en études sur la guerre au King’s College de Londres, qui déclare que la Russie semble se satisfaire de conserver le territoire qu’elle contrôle actuellement plutôt que de chercher à gagner rapidement du terrain.
« Elle ne perd rien à ne pas aller de l’avant », a déclaré Mme Miron. « Toute la stratégie en Ukraine consiste pour les Russes à laisser les Ukrainiens se heurter à ces défenses, à en tuer autant que possible et à détruire autant d’équipements occidentaux que possible.
Alors que le régime de Zelinski continue de pousser son armée contre la ligne de défense russe, les militaires russes n’ont pas besoin d’aller de l’avant. Les chiffres et le temps jouent en sa faveur. C’est l’Ukraine qui a un problème de mobilisation, pas la Russie.
Cette opération se terminera donc mal pour l’Ukraine, qui n’aura rien à gagner, mais qui subira probablement beaucoup plus de pertes.
Par Moon of Alabama
Traduit par Brahim Madaci