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Par : Rick Sterling
Publié le : 15/01/17

Le gouvernement US est en train de créer une nouvelle bureaucratie de $160 millions pour fermer l’information qui n’est pas conforme aux récits de propagande US, construit sur la stratégie qui a fait accepter le sanglant « changement de régime » syrien.

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L’établissement US ne se contente pas de dominer les récits médiatiques sur des questions critiques de politique étrangère, comme la Syrie, l’Ukraine et la Russie. Il veut une domination totale. Ainsi, nous avons maintenant la loi pour contrer la propagande étrangère et la désinformation (“CounteringForeignPropaganda and DisinformationAct”) que le Président Obama a signé en loi le 23 décembre comme partie de la Loi d’autorisation de la défense nationale pour 2017 (National DefenseAuthorizationAct for 2017,) réservant $160 millions pour combattre toute « propagande » qui conteste la version officielle de la réalité de Washington.

La nouvelle loi mandate le Secrétaire d’Etat US de collaborer avec le Secrétaire de la Défense, le directeur du renseignement national et d’autres agences fédérales pour créer un Centre d’engagement global pour « diriger, synchroniser et coordonner les efforts du gouvernement fédéral à reconnaître, comprendre, exposer et contrer une propagande d’un état étranger et non étatique et les efforts de désinformation visant à miner les intérêts de sécurité nationaux US. » La loi exige que le Centre soit formé endéans les 180 jours et de partager l’expertise parmi les agences et de « coordonner avec des nations amies. »

La législation a été initiée en mars 2016, alors qu’une diabolisation du président russe Vladimir Poutine et de la Russie était déjà en route et a été promulguée parmi les allégations de « hacking russe » autour de l’élection présidentielle US et la fureur des médias dominants contre des supposées « informations fausses. » La candidate présidentielle vaincue, Hillary Clinton, a fortement soutenu la proposition de loi : « Il est impératif que les dirigeants, à la fois dans le secteur privé et le secteur public s’avancent pour protéger notre démocratie et des vies innocentes. »

La nouvelle loi est remarquable pour un nombre de raisons, pas le moins parce qu’elle se confond avec un nouvel McCarthysmeau sujet de la prétendue dissémination de « propagande » russe sur internet avec un nouvel Orwellianisme en créant une sorte de Ministère de la Vérit頖 ou Centre d’engagement global – pour protéger le peuple américain de la « propagande et de la désinformation étrangère. »

Comme partie de l’effort pour détecter et défaire ces récits non-désirés, la loi autorise le Centre à « Faciliter l’usage d’une grande série de technologies et de techniques en partageant l’expertise parmi les départements fédéraux et des agences, cherchant l’expertise de sources externes, et à appliquer les meilleures pratiques. » (Cette section est une référence manifeste à des propositions pour que Google, Facebook et d’autres compagnies technologiques trouvent des moyens pour bloquer ou stigmatiser certains sites internet comme pourvoyeurs de « propagande russe » ou de « fausses informations »)

Justifiant cette nouvelle bureaucratie, les sponsors de la proposition de loi ont argumenté que les agences existantes pour « des communications stratégiques » et « la diplomatie publique » n’étaient pas suffisantes, que la menace informative requérait «  une approche gouvernementale complète rentabilisant tous les éléments du pouvoir national. »

La loi est aussi pleine d’ironie puisque le gouvernement US et les agences en question sont parmi les plus grands pourvoyeurs de propagande et de désinformation – ou ce qu’on pourrait appeler des affirmations sans preuves, comme l’accusation récente de la Russie hackant les emails démocrates pour « influencer » les élections US.

Malgré ces accusations – divulguées par l’administration Obama et adoptées comme vrais par les médias dominants d’information US– il y a peu ou pas d’évidences publiques pour soutenir ces accusations. Il y a aussi l’analyse contradictoire d’anciens professionnels du renseignement US ainsi que des déclarations par le fondateur de Wikileaksfounder Julian Assange et un associé, l’ancien ambassadeur britannique Craig Murray, que les Russes n’étaient pas à la source des fuites. Pourtant, les médias US dominants ont virtuellement ignoré cette contre-évidence, apparaissant très désireux de collaborer avec le nouveau « Centre d’engagement global » même avant qu’il ne soit formé officiellement.

Il y a, bien sûr, une longue histoire de désinformation et de propagande US. D’anciens agents de la CIA, Philip Agee et John Stockwell, ont documenté comment c’était réalisé il y a des décennies, posant secrètement un piège de « propagande noire » et finançant en cachette des émissions médiatiques pour influencer les événements dans le monde avec une grande partie des fausses nouvelles revenant dans les médias américains. 

Dans des décennies plus récentes, le gouvernement américain a adopté une version de l’ère-internet de cette formule avec un accent d’avoir le Département d’Etat ou la Dotation nationale pour la démocratie, financé par les US, fournir, entraîner et payer des « militants » et des citoyens journalistes » pour créer et distribuer de la propagandes et de fausses histoires via « les médias sociaux » et via des contacts avec les médias dominants. La stratégie du gouvernement US cherche aussi à miner et discréditer des journalistes qui défient cette orthodoxie. La nouvelle législation intensifie cette guerre de l’information en jetant un autre $160 dans le pot.

 

Propagande et désinformation sur la Syrie

La Syrie est un bon cas d’étude dans l’application moderne de la guerre de l’information. Dans ses mémoires, Hard Choices, l’ancienne Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, a écrit que les US avait fourni « un soutien à des groupes civils d’opposition (syriens), comprenant des ordinateurs en lien satellite, des téléphones, des caméras et une formation pour plus de mille militants, étudiants et journalistes indépendants. »

Effectivement, un grand montant d’argent a été donné à des groupes de « militants » et de « la société civile » en Syrie et d’autres pays qui ont été visés pour « un changement de régime ». Un tas d’argent va aussi à des organisations parentes qui sont basées aux Etats-Unis et en Europe, ainsi ces efforts ne soutiennent pas seulement sur le terrain pour miner les pays visés, mais peut-être plus important, l’argent influence et manipule l’opinion publique en Occident. 

En Amérique du Nord, des représentants des « Comités de coordination locaux » (LCC) syriens ont été les invités fréquents de programmes médiatiques populaires comme “DemocracyNow.” Le message était clair : il y a une révolution en Syrie contre un « régime brutal » personnifié par Bashar al-Assad. On ne mentionnait pas que les « Comités de coordination locaux » avaient d’abord été financés par l’Occident, spécifiquement l’Office pour le soutien de l’opposition syrienne, qui était financé par le Département d’Etat US et l’Office pour l’étranger et le Commonwealth du RU. Plus récemment, les informations et les analyses sur la Syrie ont été transmises par le filtre des Casques blancs, connus aussi comme la Défense civile syrienne. Dans les médias d’informations occidentaux, les Casques blancs sont décrits comme des volontaires neutres, non-partisans, civils exécutant courageusement du travail de sauvetage dans la zone de guerre. En fait, le groupe n’est rien de tout cela. Il a été mis en place par les  US et le RU utilisant un entrepreneur militaire britannique et une compagnie de marketing basée à Brooklyn. Alors qu’ils ont pu exécuter certaines véritables opérations de sauvetage, les Casques blancs sont principalement une organisation médiatique avec un but politique : promouvoir l’intervention de l’OTAN en Syrie. (La manipulation de l’opinion publique utilisant les Casques blancs et encouragée par le New York Times et une pétition de Avaaz pour une « Zone sans vol » en Syrie est documentée here.)

Le canular Casques blancs continue à être largement cru et reçoit une promotion sans critique bien qu’il ait été de plus en plus présenté dans des émissions médiatiques alternatives comme la création d’une firme louche de relations publiques. Pendant la période critique dans le conflit à Alep, des individus Casques blancs ont été utilisés comme la source de récits importants d’informations  malgré des états de service de supercherie.

 

La propagande récente : des mensonges flagrants ?

Quand les groupes armés à Alep-Est ont récemment perdu du terrain et puis se sont effondrés, les gouvernements occidentaux et médias allés sont entrés dans une frénésie d’accusations contre la Syrie et la Russie basée sur des rapports de sources connectées avec l’opposition armée. L’invité de CNN Wolf Blitzer a décrit Alep comme “tombant” dans un “massacre de ces femmes et enfants” alors que l’invité de CNN JakeTapper se référait  à « un génocide avec un autre nom. »

Le Daily Beast a publié a publié les affirmations du Centre médiatique du siège d’Alep sous le titre « Un jour du jugement dernier a lieu à Alep » (“Doomsdayisheld in Aleppo”)et parmi les accusations que l’armée syrienne exécutait des civils, les brûlant vifs et que « 20 femmes ont commis un suicide afin de ne pas être violées » Ces affirmations sensationnelles ont été très largement diffusées sans vérification. Pourtant, ces « informations » sur CNN et dans les médias occidentaux provenaient de sources fort orientées, et beaucoup des affirmations – manquant de la moindre corroboration indépendante – pouvaient être décrites exactement comme de la propagande et de la désinformation.

Ironiquement, certains des supposés sites de « propagande russe », comme RT, ont fourni de première main sur le terrain, rapportant des zones de guerre avec une information vérifiable qui contredit le récit occidental et donc n’a presque pas reçu d’attention dans les médias d’informations US. Par exemple, certaines de ces émissions non-occidentales ont montré des vidéos de célébrations populaires  sur la « libération d’Alep. »

Il y a eu davantage de corroborations de ces réalités par des militants pour la paix, comme Jan Oberg de la Fondation transnationale pour la paix et l’avenir qui a publié un photo essay de ses observations de témoins visuel à Alep y compris la joie de civils d’Alep-Est atteignant les zones d’Alep-ouest contrôlées par le gouvernement, finalement libérés de zones qui avaient été contrôlées par les affiliés syriens d’al Qaeda et de ses alliés jihadistes à Ahrar al-Sham.

Le dr. Nabil Antaki, un médecin d’Alep, a décrit la libération d’Alep dans une interview intitulée “Alep célèbre, libérés des terroriste, le medias occidentaux désinforment.” Les premières célébrations de Noël à Alep en quatre ans sont montrées here,remplies de membres d’orchestre qui marchent dans des tenues de Saint Nicolas. La journaliste Vanessa Beeley a publié des témoignages de civils d’Alep-Est. La joie de civils pour leur libération est claire.

Que vous désiriez ou non accepter ces descriptions de la réalité à Alep, elles reflètent au minimum une autre version de l’histoire qui vous a été refusée tout en vous gavant de la version favorisée par le Département d’Etat US. Le but du nouveau « Comités de coordination locaux » de contrer la « propagande étrangère » est d’assurer que vous n’entendrez jamais ce récit alternatif à la version de propagande occidentale.

Même beaucoup avant, contrairement à la mythologie des »zones libérées » par les rebelles, il y avait une forte évidence que les groupes armés n’ont jamais été populaires à Alep. Le journaliste américain James Foley a décrit la situation en 2012 comme ceci: « Alep, une ville de +/- 3 millions d’habitants, était autrefois le cœur financier de la Syrie. Alors qu’elle continue à se détériorer, beaucoup de civils ici perdent patience avec une opposition de plus en plus violente et méconnaissable – une opposition qui est entravée par des luttes internes et un manque de structure, et profondément infiltrée à la fois par des combattants étrangers et des groupes terroristes. Les rebelles dans Alep sont principalement de la campagne, les aliénant davantage de la foule urbaine qui autrefois vivait ici pacifiquement, dans un confort économique relatif et avec peu d’interférence du gouvernement autoritaire du Président Basharal-Assad.” Le 22 novembre 2012, Foley a été kidnappé dans le nord-ouest de la Syrie et détenu par l’Etat islamique avant sa décapitation en août 2014.

Le récit général sur la Syrie

L’analyse du conflit syrien revient à deux récits en compétition. Un récit est que le conflit est une lutte pour la liberté et la démocratie contre un régime brutal, un scénario promu en Occident et dans les Etats du Golfe, qui ont alimenté le conflit depuis le début. Ce récit est aussi favorisé par certains “anti-impérialistes” autoproclamés qui veulent une « révolution syrienne. »

L’autre récit est que le conflit est essentiellement une guerre d’agression contre un état souverain, avec les agresseurs comprenant les pays de l’OTAN, les monarchies du Golfe, Israël et la Jordanie. La domination des médias occidentaux par ces intérêts puissants est si minutieuse qu’on n’a presque jamais accès au second récit, qui est essentiellement banni non seulement des médias dominants mais aussi beaucoup des médias libéraux et progressistes. 

Par exemple, les auditeurs et les spectateurs du programme de TV et de radio généralement progressiste “DemocracyNow” ont rarement sinon jamais entendu le second récit décrit en détail. Au lieu de cela, le programme émet fréquemment les déclarations d’Hillary Clinton, de l’ambassadrice US aux Nations-Unies Samantha Power et d’autres associés à la position US. On entend rarement le point de vue de l’ambassadeur syrien aux Nations-Unies, le Ministre syrien des Affaires étrangères ou d’analystes de l’intérieur de la Syrie et dans le monde qui ont écrit sur les événements et y suivent les événements de près. “DemocracyNow” a aussi eu des interviews répétées avec des partisans de la « révolution syrienne » tout en ignorant les analystes qui qualifient le conflit de guerre d’agression sponsorisée par l’Occident et les monarchies du Golfe. Ce blackout du second récit continue malgré le fait  que beaucoup de personnalités internationales éminentes le voient ainsi. Par exemple, l’ancien Ministre des Affaires étrangères du Nicaragua et ancien Président de l’Assemblée générale de l’ONU,  le Père Miguel D’Escoto, a dit, « Ce que le gouvernement US est en train de faire en Syrie est équivalent à une guerre d’agression, qui d’après le Tribunal de Nuremberg, est le crime le pire possible qu’un Etat peut commettre contre un autre Etat. »

Dans beaucoup de domaines politiques, “DemocracyNow” est excellent et défie les médias dominants. Cependant dans ce domaine-ci, la couverture du conflit syrien, l’émission est biaisée, unilatérale et est l’écho des informations et des analyses des médias occidentaux dominants d’entreprises, montrant l’étendue du contrôle sur les informations de politique étrangère qui existe déjà aux Etats-Unis  et en Europe.

Supprimant et censurant les contestations

Malgré la censure répandue d’analyses alternatives sur la Syrie et d’autres points chauds à l’étranger qui existe déjà à l’Occident, le nouveau Centre d’engagement global du gouvernement US cherchera à assurer que la censure soit même plus complète avec son but « de contrer la propagande et la désinformation d’états étrangers et non étatique. » On peut s’attendre à des attaques encore plus agressives et mieux financées contre le quelques voix osant contester des « groupes de pensée » (“group thinks”) occidentaux - des campagnes de diffamation qui sont déjà fort répandus.

Dans un article intitulé « Contrôler le récit sur la Syrie », Louis Allday décrit les critiques et les attaques contre les journalistes Rania Khalek et Max Blumenthal pour s’écarter du récit « approuvé » sur la Syrie. Certaines des agressions et des injures sont précisément venues de ces gens, comme Robin Yassin-Kassab, qui ont souvent été les invités dans des médias libéraux occidentaux. Des journalistes qui sont revenus de Syrie avec des comptes rendu qui contestent les thèmes de propagande qui ont imprégné les médias occidentaux sont aussi devenus des objets d’attaques. Par exemple, la journaliste canadienne Eva Bartlett, rentrée récemment en Amérique du Nord après avoir été en Syrie et à Alep, transmettant une image très différente et critique de la couverture médiatique biaisée de l’Occident. Bartlett est apparue à une conférence de presse des Nations-Unies et a fait alors de nombreuses interviews dans le pays pendant un tour de paroles. Au cours de ses discussions et présentations, Bartlett a critiqué les Casques blancs et s’est interrogée s’il était vrai que l’hôpital Al Quds dans Alep-Est tenue par l’opposition avait été attaqué et détruit comme on le prétendait. Le récit de Bartlett de cette information en a fait une cible de Snopes, qui a été un site internet généralement utile exposant des légendes urbaines et de fausses rumeurs mais est devenu lui-même objet de critique pour quelques contestations internes et a été inconsistant dans ses investigations. Dans un rapport intitul頓White HelmetHearsay,”(Casque blanc Hearsayl’écrivaine de SnopesBethania Palmer dit que les affirmations que les Casques blancs sont « liés aux terroristes » ne sont « pas prouvées, » mais elle néglige de nombreuses videos, photos, et d’autres rapports montrant des membres des Casques blancs fêtant la victoire d’une bataille de Nusra/Al Qaeda, ramassant les corps de civils exécutés par un bourreau de Nusra, et ayant un membre qui apparaît alternativement comme un combattant rebelle/terroriste et portant plus tard un uniforme de Casque blanc. La « vérification du fait » érafle à peine la surface de l’évidence publique. La même écrivaine, a fait une autre « investigation » peu profonde intitulée « Blâmer la victime » concernant la critique de Barnett des vidéos des Casques blancs et ce qui s’était passé à l’hôpital Al Quds à Alep. Bartlett suggère que certaines vidéos des Casques blancs pourraient être fabriquées et pourraient présenter le même enfant à des moments différents, i.e. des photographes qui semblent montrer la même petite fille sauvée par des travailleurs des Caques blancs dans des endroits et des moments différents. Bien qu’il soit incertain qu’il s’agisse de la même petite fille, la ressemblance est claire.

L’écrivaine de Snopes continue à critiquer Bartlett pour ses commentaires sur le bombardement de l’hôpital Al Quds dans Alep-Est en avril 2016. Une déclaration sur le site internet de Médecins sans Frontière dit que le building a été « détruit et réduit à un amas de décombres, » mais ceci était clairement faux, puisque les photos montrent le building avec des dommages peu clairs. Cinq mois plus tard, le rapport de septembre 2016 par les Médecins sans Frontière dit que les deux étages supérieurs du building ont été détruits et la Chambre d’urgence du rez-de-chaussée, endommagée mais ils l’ont réouverte endéans les deux semaines. Les nombreuses inconsistances et contradictions dans les déclarations de Médecins sans Frontière ont résulté en une lettre ouverte qui leur a été adressée. Dans leur dernier rapport, Médecins sans Frontière (connu par ses initiales françaises MSF) a reconnu que « l’équipe MSF n’a pas été directement témoin de l’attaque et n’a pas visité l’hôpital Al Quds depuis 2014. Bartlett faisait référence à des images satellites prises, avant et après l’attaque rapportée contre l’hôpital. Les images ne montrent pas de graves dommages et il n’est pas clair si, oui ou non, il y a un quelconque dommage au toit, la base de la déclaration de Bartlett. La semaine passée, des journalistes indépendants ont visité la scène de l’hôpital Al Quds et ont rapporté que les étages du dessus du building sont toujours là et que le dommage n’est pas clair. Les investigations de Snopes critiquant Bartlett étaient superficielles et ont ignoré les questions plus larges d’exactitude et d’intégrité dans la description du conflit syrien dans les médias occidentaux. Au lieu de cela, l’article est apparu comme étant être un effort pour discréditer les observations et les analyses d’une témoin oculaire, d’une journaliste qui avait osé contester le récit dominant.  

La propagande et la désinformation US sur la Syrie a té extrêmement efficace et a trompé beaucoup dans la population américaine. Ainsi, la plupart des Américains ne savent pas combien de milliards de dollars des impôts ont été dépensés dans déjà un autre projet de « changement de régime ». La campagne de propagande – ayant appris des diabolisations successives de l’Irak de Saddam Hussein, de la Libye de Muammar Kadhafi et d’autres dirigeants visés – a été si magistrale concernant la Syrie que beaucoup d’émissions d’informations libérales et progressistes se sont arrêtées ( ??? pull in). Cela a été laissé à RT et certaines émissions internet de contester le gouvernement US et les médias dominants.

Mais le contrôle presque total du gouvernement US du message ne semble pas être assez. Apparemment même les quelques voix de dissidence sont quelques voix de trop. La promulgation de HR5181, “Contrer la propagande et la désinformation étrangère,”suggère que les pouvoirs dirigeants cherchent à intensifier la suppression d’informations et d’analyses qui vont à l’encontre du récit officiel. Soutenu par une nouvelle infusion de $160 millions, le plan est  de continuer à écraser des voix sceptiques avec une opération pour « contrer » et « réfuter » ce que le gouvernement US juge être de la propagande et de la désinformation.

Faisant partie du contrat des $160 millions, des fonds peuvent être utilisés pour embaucher ou récompenser « des groupes de la société civile, des fournisseurs de contenu des médias, des organisations non gouvernementales, des centres de recherche et de développement financés fédéralement, des compagnies privées, ou des institutions universitaires.

Parmi les tâches pour lesquelles ces entités privées peuvent être embauchées pour agir est d’identifier et d’investiguer  les sources d’informations à la fois écrites et en ligne qui sont estimées distribuer « une désinformation, de fausses informations et une propagande dirigées contre les Etats-Unis et ses alliés et partenaires. »

En d’autres mots, nous sommes sur le point de voir une escalade dans la guerre de l’information.

Rick Sterling est un journaliste d’investigation indépendant. Il vit dans la zone de la Baie de San Francisco et on peut le toucher sur  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Source : http://www.informationclearinghouse.info/46148.htm

(The WarAgainst Alternative Information)

https://consortiumnews.com/2017/01/01/the-war-against-alternative-information/