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Par : Adnan Hattem
Publié le : 16/02/15

Président de la ligue djboutienne des Droits de l'Homme (LDDH)
L'homme qui a lancé un appel sollenel à la paix en République de Djibouti le 24 septembre 2014 en tant que Président de la LDDH, Omar Ali Ewado est un illustre inconnu surtout parmi la nouvelle génération, parce qu'il n'est pas médiatisé.

Il estime que la République de Djibouti est en proie à une nouvelle guerre civile avec la reprise des hostilités entre les troupes gouvernementales et les forces du FRUD et considère que seule les négociations entre les bélligérants peuvent mettre fin aux tensions et hostiltés et aboutir à la paix.
Avec cet appel à la paix en République de Djibouti, le président de la LDDH, Omar Ali Ewado qui est aussi actuellement secrétaire général du syndicat des enseignants du 1er degré invite tous les protagonistes de la crise, ainsi que les pays qui soutiennent ce régime à être à la hauteur de leur responsabilité.
Il a souffert énormémement et personnellement ainsi que sa famille de la répression du régime dès 1979. Il  a été aussi  un des premiers défenseurs des droits de l'homme en dénonçant les tortures qu'il a subies lui même dans sa chair ainsi que ses codétenus de l'époque, lors du procès dit de Randa de 1981. Une vingtaine d'instituteurs, de cadres sociaux et de chômeurs djiboutiens d'origine afar ont comparu devant la Cour de Sureté d’État, accusés d'appartenance au Front Démocratique pour la Libération de Djibouti (FDLD, ancêtre du FRUD) et de participation à un mouvement insurrectionnel (à remarquer que le chef d'accusation n'a pas varié depuis lors). L'avocat français Maître Portehaut qui a été envoyé par le Centre d'Information sur Djibouti (CID), a été refoulé de Djibouti par les autorités de ce pays. Les accusés qui sont restés en détention durant 2 ans,  sans accès aux soins et   privés d'avocats, ont été défendus courageusement par leur codétenu Omar ali Ewado , qui, au nom de tous les accusés, a demandé entre autres qu'on instruise les procès des tortionnaires et qu'on libère toutes ces personnes arbitrairement détenues, uniquement pour leur appartenance à la communauté Afar. Parmi leurs  tortionnaires, il y avait l'adjudant de la Gendarmerie Ali Aden dit Hod, qui n'est autre que le directeur actuel de la prison de Gabode. Le plaidoyer d'Omar Ali Ewado, (âgé à l'époque de 21 ans) en faveur de la libération des détenus politiques et sa dénonciation des tortures avaient impressionné aussi bien l'auditoire que les juges.
Dès lors ses engagements en faveur des droits de l'homme et des libertés démocratiques ont été constants et n'ont souffert aucun répit . Il est resté fidèle à ses convictions contre vents et marées, et en dépit  de pressions multiples, ce qui est très rare sous cette latitude pour être souligné. Il a payé cher ses engagements , sa famille n'a pas été épargnée: son frère a été assassiné, plusieurs membres de sa famille ont été exécutés au Day en 1994, dont les corps ont été découverts en 2007 à 500 m de la résidence secondaire du Chef de l’État. La révélation de ce charnier et la dénonciation de ce crime avaient valu à Abdi JP Noël , président de la LDDH la prison.
Très engagé dans le syndicat des enseignants, Omar Ali Ewado a avec d'autres militants crée en 1999 la LDDH, il a été actif en recueillant des informations surtout en provenance des zones reculées du pays où il se déplaçait le plus souvent à pied (il a révélé entre autres l'empoisonnement par l'armée des 35 villageois   à Daddato au nord d'Obock fin 1999). Il a travaillé plusieurs années en tant que vice-président avec JP Noël Abdi qui a dénoncé inlassablement les violations des droits de l'Homme. 

Et c'est tout naturellement , après le décès du Président de la LDDH, survenu en avril 2012, le vice président Omar Ali Ewado a convoqué une assemblée générale des membres y compris maître Zakaria et ses 2 soutiens, qui fut reportée une première fois pour permettre à tous les membres de participer, et c'est lors de la réunion de cette  assemblée  en juin 2012 que le nouveau bureau a été élu, lequel a procédé  à la désignation du nouveau président de la LDDH: Omar Ali Ewado

Malgré cette désignation en bonne et due forme, c'est à dire légitime et légale Omar Ali Ewado et son équipe ont tout fait pour trouver un terrain d'entente avec Maître Zakaria , mais en vain..Pour toute réponse, ce dernier s'est proclamé président de la LDDH. Il s'est prévalu du titre de l'avocat de JP Noël Abdi et a profité de ses contacts avec la FIDH pour se faire admettre comme Président de la LDDH. Mais force est de constater, qu' il n'y a qu'une seule direction de la LDDH à Djibouti présidée par Omar Ali Ewado. Direction qui a d'ailleurs travaillé avec la FIDH au plus fort de la répression post électorale le 25, 26 février 2013.
Il ne fait aucun doute à Djibouti, que cette question de représentativité va rentrer dans l'ordre dès que Zakaria, qui a été élu député sur la liste de l'opposition USN va réintégrer le parlement. Ce qui effectif depuis le 6 janvier 2015.
En attendant, cette confusion créé par la décision de la FIDH, porte préjudice au travail formidable effectué en matière des droits humains par la direction présidée par Omar Ali Ewado.
Il est très important de saluer et de soutenir les activités de cette direction qui essaie avec des moyens modestes de dénoncer les violations des droits de l'homme en République de Djibouti.